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InfoBref matinMatindu mardi 17 février
préparé par
Johanna Sabys
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Bonjour. Voici, en 5 minutes, l’essentiel des nouvelles pour commencer la journée et, comme presque chaque mardi, un épisode audio/vidéo «Éclairage Affaires» de notre balado.
C’est ce qu’a conclu dans son rapport final la commission qui a enquêté sur le lancement raté du site internet de la Société de l’assurance automobile du Québec.
Les dirigeants de la Saaq ont «menti» au gouvernement et aux parlementaires afin de cacher l’explosion des coûts du projet numérique de la société d’État.
Le rapport note qu’ils ont fourni jusqu’au printemps 2023 des «informations trompeuses» et des suivis annuels «hypocritement rassurants».
Le cabinet de la ministre des transports, Geneviève Guilbault, et le bureau de François Legault ont été informés des dépassements de coûts en juin 2023.
Legault et Guilbault disaient qu’ils ne l’avaient appris qu’en février 2025.
Janice Charrette a été nommée par Mark Carney au poste de négociatrice commerciale en chef du Canada auprès des États-Unis.
Elle avait 40 ans d’expérience dans la fonction publique fédérale lorsqu’elle a pris sa retraite en 2023.
Elle a occupé à deux reprises le plus haut poste de fonctionnaire du pays, greffière du Conseil privé.
Charrette sera la conseillère principale de Mark Carney et du ministre responsable du commerce Canada–États-Unis, Dominic LeBlanc, dans le cadre de la renégociation à venir cette année sur l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM).
Une équipe de l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM) a fait une découverte qui pourrait aider les personnes atteintes d’un cancer qui ne répond pas ou plus aux traitements actuels d’immunothérapie.
Les chercheurs ont découvert qu’une molécule agit d’une façon particulière comme «point de contrôle» empêchant le système immunitaire de détruire les cellules cancéreuses.
L’équipe du Dr André Veillette, directeur de l’Unité de recherche en oncologie moléculaire de l’IRCM, a développé de nouveaux anticorps pour empêcher cette molécule de nuire à la réponse immunitaire des patients.
Les traitements d’immunothérapie stimulent le système immunitaire du patient afin qu’il détruise les cellules cancéreuses.
«Lorsqu’on bloque les points de contrôle immunitaire avec des anticorps, le système immunitaire est capable de guérir certains cancers», explique à InfoBref le Dr André Veillette.
Mais les traitements actuels «ne marchent pas chez tout le monde, ou peuvent arrêter de marcher», ajoute-t-il.
SLAMF6, la molécule identifiée par les chercheurs montréalais agit comme point de contrôle immunitaire.
Mais elle fonctionne d’une façon différente des autres points de contrôle, et n’est pas désactivée par les traitements actuels.
Les nouveaux anticorps développés par l’équipe du Dr Veillette permettent, eux, de bloquer l’action de SLAMF6.
Selon les conclusions d’une étude publiée dans la revue scientifique Nature, ils pourraient être efficaces pour soigner:
un plus grand nombre de cancers;
des patients qui ne répondent plus à d’autres traitements.
Les chercheurs montréalais continuent à collecter des données en vue de tester ces nouveaux anticorps sur des patients.
La programmation du Rendez-vous numérique propulse les talents et l’expertise de nos entreprises d’ici sur le devant de la scène. Des conférencier(ère)s et spécialistes incontournables partageront des stratégies éprouvées, des solutions concrètes et un savoir-faire de calibre mondial qui démontrent toute la compétitivité de notre écosystème numérique québécois.
Repartez avec des idées applicables, des contacts clés et l’élan nécessaire pour innover, vous démarquer et accélérer votre croissance.
Selon un sondage réalisé par Nanos Research pour l’agence Bloomberg, 53% des Canadiens pensent que le fait qu’un véhicule électrique ait été fabriqué en Chine n’aurait aucune incidence sur leur décision d’en acheter un.
Il y a deux ans, l’attitude des consommateurs était très différente.
Seulement 25% se disaient indifférents au fait qu’une voiture électrique vienne de Chine.
Au contraire, 61% disaient qu’ils seraient moins enclins à acheter une voiture électrique si elle avait été fabriquée en Chine.
L’entreprise torontoise Bitfarms (TSX et Nasdaq: BITF) avait été fondée au Québec en 2017.
Son activité était jusqu’ici de construire des centres de données, puis d’y miner (fabriquer) des bitcoins.
Elle vient d’annoncer qu’elle compte réorienter sa stratégie pour dédier de plus en plus ses infrastructures au calcul de haute performance et à l’intelligence artificielle.
Pour faciliter ce changement, son conseil d’administration prévoit de:
changer son nom pour Keel Infrastructure;
déménager son siège social au Delaware.
Ses actionnaires devront voter sur ces propositions.
La société torontoise Cohere, qui se spécialise dans les grands modèles de langage pour entreprises, a obtenu l’an dernier un revenu récurrent – provenant d’abonnements – de 240 millions $US, selon une lettre à ses investisseurs consultée par le média américain CNBC.
Cohere aurait ainsi dépassé de 20% l’objectif de chiffres d’affaires récurrent qu’elle s’était fixée pour 2025.
Sa marge brute durant l’année était de 70%, supérieure à celle de 2024.
Cette croissance pourrait placer l’entreprise dans une position favorable à une entrée en bourse.
Son PDG avait d’ailleurs déclaré en septembre qu’une entrée en bourse pourrait survenir «bientôt».
L’institution financière du Vatican, le petit État situé à l’intérieur de Rome qui abrite le Saint-Siège de l’Église catholique, a mis sur pied, en collaboration avec l’entreprise américaine de donnée financières Morningstar, deux indices de référence.
Chacun est composé de 50 titres boursiers:
l’un, d’entreprises américaines;
l’autre, d’entreprises européennes.
La Banque du Vatican explique que ces indices sont conçus pour «servir de référence aux investissements catholiques» en tenant compte de certains «critères éthiques catholiques».
Dans cet épisode «Éclairage Affaires» du balado InfoBref, Alexandre Vézina, stratège entrepreneurial, discute avec Patrick Pierra, éditeur d’InfoBref, de l’abondance des microbrasseries et de leurs bières, et des tendances qui font mal à leurs propriétaires.
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Message du Rendez-vous numérique, un événement de Capitale Numérique
Le Rendez-vous numérique, c’est bien plus qu’une série de conférences. C’est le carrefour stratégique de l’écosystème. Pendant trois jours, accédez à des idées concrètes, échangez avec des experts accessibles et connectez avec des décideurs prêts à passer à l’action.
Participer à l’événement, c’est repartir avec des solutions applicables, des partenariats porteurs et une vision claire pour accélérer vos projets. Si vous voulez garder une longueur d’avance, soyez-y du 14 au 16 avril.
La coopérative Librairies indépendantes du Québec exploite depuis une quinzaine d’années le site web leslibraires .ca.
Le site permet aux commerces membres de réaliser des ventes en ligne, en concurrence avec Amazon et les grandes chaines de librairie.
L’organisme vient de lancer un pendant anglophone, booksellers .ca.
L’objectif est le même, mais il s’applique cette fois à toutes les librairies anglophones indépendantes au Canada.
Librairies indépendantes du Québec soutient que cette initiative aidera les Canadiens à «éviter les géants américains du commerce électronique» tout en soutenant des entreprises locales.
La Caisse et plusieurs autres investisseurs institutionnels avaient signalé leur intention la semaine dernière de geler leurs investissements auprès de la société DP World, des Émirats arabes unis.
Ce retrait collectif est survenu juste après des révélations que le PDG de cette société, Sultan Ahmed bin Sulayem, avait entretenu une correspondance sur de jeunes femmes avec l’ancien homme d’affaires et prédateur sexuel américain Jeffrey Epstein.
Le PDG de DP World a démissionné, la société l’a remplacé.
Laurent Boukobza, vice-président et stratège FNBs pour l’Est du Canada chez Placements Mackenzie (source: LinkedIn)
Selon la firme torontoise Placements Mackenzie, la valeur totale du marché des fonds négociés en bourse (FNB) canadiens a dépassé 714 milliards $ l’an dernier, soit environ cinq fois plus qu’en 2016.
Placements Mackenzie s’attend à une croissance comparable pour les prochaines années.
Un vice-président de l’entreprise a expliqué à InfoBref que les FNB séduisent de plus en plus les investisseurs, institutionnels comme particuliers, en raison:
des bas couts de gestion; et
de leur utilité pour personnaliser des stratégies d’investissement.
Comment expliquer la popularité des FNB
«Les FNB sont progressivement passés d’un marché de niche à un produit grand public», dit Laurent Boukobza, vice-président et stratège FNBs pour l’Est du Canada chez Placements Mackenzie.
Les bas couts de gestion des FNB sont l’un des principaux facteurs qui expliquent l’intérêt pour cette catégorie de produit financier, explique-t-il.
«L’engouement s’accélère depuis le lancement en début d’année de nouvelles normes qui obligent les émetteurs de fonds communs et de FNB à être plus transparents dans la divulgation des coûts.»
La multiplication des FNB à gestion active – dont les actifs sont sélectionnés et périodiquement révisés par un gestionnaire, plutôt que simplement copiés d’un indice – est un autre facteur à prendre en considération.
C’est la catégorie de FNB qui connait la plus forte croissance, observe Laurent Boukobza.
Il explique que les FNB à gestion active séduisent parce qu’ils «permettent de combiner dans un seul FNB plusieurs stratégies de croissance et de gestion du risque».
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Opportunités et risques des FNB
«Les investisseurs ont accès de plus en plus facilement et à moindre cout à des stratégies d’investissement sophistiquées, ce qui est certainement très bon pour la majorité», croit l’expert.
Il estime toutefois que la multiplication des FNB pose un risque de complexification inutile de certaines stratégies d’investissement.
«On donne de plus en plus accès à des stratégies sophistiquées à des investisseurs qui n’en avaient pas l’habitude, et qui pourraient intégrer ces stratégies pour de mauvaises raisons», analyse-t-il.
Il donne en exemple les FNB qui versent à leurs actionnaires de très grandes distributions, mais qui doivent gruger dans leur capital pour maintenir le rythme de versement.